les animaux aquatiques

Les poissons d'eau douce (dulçaquicoles et dulcicoles)

Les poissons ne sont pas les seuls animaux sub-aquatiques

Le grand discus est un poisson d'eau douce pour grand aquarium Personne n'ignore que de nombreux poissons vivent dans l'eau douce, tandis que d'autres habitent les mers et océans. Selon les plus récentes estimations, les espèces d'eau douce représenteraient environ 41% dans l'ensemble, on connaît actuellement 32 000 espèces au moins de ces Vertébrés dans une base aquariophile ou même un blog de l'aquariologie, et on en découvre sans cesse de nouvelles. La distinction entre poissons d'eau de mer et d'eau douce n'est pas absolue et, s'il est vrai que beaucoup d'espèces bien connues appartiennent uniquement à l'une ou à l'autre catégorie, il en est aussi qui émigrent périodiquement de la mer vers les rivières, le type anadrome comme le Saumon, ou vice versa, le type catadrome tel que l'anguille, ou le type potamodrome comme l'esturgeon. Aux poissons sténohalins, qui ne supportent qu'un taux de salinité déterminé, s'opposent les euryhalins, qui tolèrent des variations considérables : le Muge est un exemple de poisson euryhalin.

D'importantes distinctions sont à faire en ce qui concerne l'écologie ontogénétique de ces animaux, c'est-à-dire leur penchant pour les milieux variés. Fleuves, torrents, lacs ont leurs habitants particuliers, et évidemment zone d'eau comportant des végétaux aquatiques, y compris en milieu légèrement ombragé pour la Cryptocoryne. Dans les mers, les eaux du littoral sont peuplées de poissons différents de ceux que l'on rencontre en pleine mer ou dans les zones abyssales. La nature des fonds (rocheux, sableux, madréporiques, etc.) est d'une grande importance dans la distribution des poissons, de même que la température, qui constitue un facteur décisif. Il arrive souvent que des espèces ne se trouvent que le long de certains isothermes. La distribution verticale est très grande : les poissons atteignent les profondeurs extrêmes des océans, descendant jusqu'à plus de 10 000 m dans le Pacifique comme ont permis de le constater les observations effectuées en bathyscaphe.

Certains poissons (tel le Congre) mènent une existence solitaire, d'autres sont grégaires leur vie durant (ex. la Sardine) ou à l'époque de la reproduction (le Thon). La même diversité apparaît dans les rapports que les divers poissons entretiennent entre eux comme avec les animaux Invertébrés : on connaît ainsi depuis longtemps toute une série d'associations caractéristiques ; par ex. celle des Actinies avec les Holothuries. De nombreux Crustacés (surtout Copépodes) et Helminthes de groupes divers (Trématodes, etc.) sont des parasites de poissons.

Pour ce qui est de la distribution géographique des poissons, il convient de bien distinguer ceux d'eau douce et ceux des océans. Certains poissons d'eau douce appartiennent à des familles qui vivent exclusivement dans ce milieu (Cyprinides, Cichlidés, etc.). D'autres constituent des cas particuliers de familles essentiellement marines (Blenniidés, Gobiidés). Dans l'ensemble, ils forment des communautés assez variées, selon les continents. Alors que les poissons sont très rares en Australie, ils abondent dans les régions tropicales de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, et l'on y trouve quantité de petits poissons bigarrés qui enchantent les aquariophiles. Les fleuves d'Amazonie sont habités par des Piranhas, Tétras-néons, poissons chats, Corydoras, etc., tandis que ceux de la péninsule indomalaisienne hébergent maints gracieux Cyprinidés (les Danios, Rasboras, etc.) et les célèbres Beta (Combattants). Egalement intéressants sont les poissons qui vivent dans les grands lacs africains et qui appartiennent principalement à la grande famille des Cichlidés. Les poissons d'eau douce européens, parmi lesquels figurent des formes d'une beauté particulière, présentent de grandes similitudes avec ceux de certaines régions du Nord et de l'Asie. On connaît également, dans diverses régions du monde des poissons cavernicoles, incolores et aveugles : citons à titre d'exemple le Caecobarbus (Barbus aveugle) africain et l'Amblyopsis d'Amérique du Nord.