les animaux aquatiques

Les poissons marins en eau de mer

Les poissons marins : pas plus difficile que l'eau douce

Ce poisson chirurgien est un classique parmi les poissons marins en aquarium Les poissons marins peuvent soit ne fréquenter qu'une zone très limitée, ce qui est le cas de certains Blennies et Gobies qui se cantonnent dans la Méditerranée, soit au contraire se trouver dans tous les océans. Les cas de cosmopolitisme réel se sont pas rares (Poisson-épée, poisson-lune). Naturellement, on rencontre tous les cas possibles. Laissant de côté la faune marine boréale et australe, nous évoquerons surtout les faunes de l'Atlantique et de la Méditerranée, ainsi que la zone indopacifique, c'est-à-dire celles des principales mers les plus chaudes du globe. La plupart des poissons méditerranéens se trouvent également dans l'Atlantique, et même parfois près des côtes américaines (ex. le Baliste). Les poissons indopacifiques sont ceux qui fréquentent en foule immense la mer Rouge, l'océan Indien et un secteur plus ou moins étendu du Pacifique, ce qui correspond aux régions où les colonies de Madrépores sont les plus développées et abritent une faune d'une magnificence bien connue. Certains de ces poissons, tel qu'un poisson chirurgien, ont pénétré en Méditerranée par le canal de Suez.

Parmi tous les animaux vertébrés, les poissons constituent le groupe de loin le plus nombreux et le plus varié, et cela en raison de leur origine très ancienne. Déjà au Dénovien, il y a près de 300 millions d'années, les eaux étaient peuplées d'espèces appartenant aux familles les plus variées. Ils ont souvent besoin de certaines espèces Acropora pour vivre dans les récifs, ce que tente d'imiter les aquariums récifaux en aquariophilie. Et pas besoin de présentation aquariophile pour trouver des informations sur ces relations non-symbiotiques.

A l'exception des Cyclostomes, aux caractéristiques très particulières, les poissons se divisent en deux classes qui présentent de profondes différences à la fois morphologiques, physiologiques, embryologiques, mais que l'on distingue habituellement par la nature de leur squelette : poissons cartilagineux (ou Sélaciens) et poissons osseux (ou Téléostéens). Chez les premiers - beaucoup moins nombreux et presque tous marins - la peau est rugueuse, car recouverte de petites écailles placoïdes, les fentes branchiales sont ordinairement au nombre de 5 de chaque côté, la fécondation est interne, la viviparité est la règle, l'oviparité étant l'exception. Chez les poissons osseux, on ne trouve qu'une fente branchiale fermée par un opercule, le squelette est diversement ossifié, et l'oviparité est la règle. Les poissons osseux forment non seulement le groupe le plus vaste, mais ils comprennent également tous les poissons les plus importants sur le plan économique.

Outre les innombrables espèces vivantes déjà citées, il existe également de très nombreux fossiles, dont l'étude a permis une meilleure classification des espèces vivantes, que l'on a regroupées par ordres (pas toujours bien définis) et par familles selon leurs affinités, souvent très difficiles à préciser. On relève également au sein des diverses espèces des différences dues à des causes géographiques et qui permettent donc de distinguer des sous-espèces propres à des régions déterminées. Le grand intérêt de l'ichtyologie, l'une des branches actuelles de la zoologie et d'un dictionnaire zoologique, est non seulement scientifique, mais aussi pratique.

Depuis la Préhistoire, l'humanité a trouvé des ressources essentielles dans le monde des eaux, mais elle ne pourra continuer à les exploiter de nos jours que si elle apprend à le faire d'une façon rationnelle, ce qui exigera des connaissances scientifiques plus approfondies.